Réaction de Marine Le Pen à l’abandon du CAPES de Lettres classiques

Marine Le Pen

Communiqué

22 avril 2013

Il est des sujets qu’on ne voit jamais affleurer à la surface médiatique et qui pourtant en disent long sur une politique. Vendredi, M. Peillon a remplacé le CAPES de Lettres classiques, formant les futurs enseignants de grec et de latin des collèges et lycées, par un CAPES de Lettres « à option lettres classiques ». Nulle révolution en apparence, et pourtant ! Cette suppression d’un concours d’entrée propre aux lettres classiques pour l’enseignement secondaire est le signe d’une abdication pure et simple du gouvernement face aux défis de la préservation de notre socle culturel commun, une abdication face à l’entrée en force de l’argent roi à l’université et même à l’école.

Les langues anciennes sont le maillon le plus fragile de notre enseignement supérieur, un maillon à protéger avec d’autant plus de force qu’il est dénigré par des élites acculturées et coupées de l’histoire pluriséculaire de la France : que ce maillon cède, et nous verrons la logique du profit et de la rentabilité s’étendre progressivement à toutes les matières. Défendre le grec et le latin, c’est défendre la culture française. Que seraient nos grands auteurs, nos grands philosophes, nos grands hommes de science sans cet immense héritage qu’a été le patrimoine gréco-romain ? Sans le latin et sans le grec, pas de Montaigne, pas de Descartes, pas de Molière ! Jean Jaurès écrivait encore au début du XXe siècle sa thèse en latin ! Le latin et le grec, qu’on le veuille ou non, imbibent encore la culture de France jusque dans ce qui en constitue la moelle : sa langue. Ils nous lèguent des œuvres monumentales qui aujourd’hui encore sont une source immense de pensée : Platon, Cicéron ou encore saint Augustin sont des maîtres intemporels.

Lorsque Sarkozy s’en prenait à la princesse de Clèves, le PS s’indignait du mépris de la culture dont faisait preuve l’UMP, mais Hollande répète aujourd’hui la même politique de destruction de notre richesse nationale. Ce processus ne se limite pas aux langues anciennes : les programmes scolaires rayent sans vergogne des pans entiers de l’histoire française en effaçant les figures de Jeanne d’Arc, de Louis XIV ou de Napoléon.

Le Front National, amoureux et fier du patrimoine de notre pays, n’accepte pas cette forfaiture qu’est l’abandon massif des langues anciennes, symbole d’une défaite de la pensée, dans le silence le plus complet des médias et des autres partis politiques. Il s’engage à réintroduire ce CAPES une fois au pouvoir.

Marine Le Pen

Communiqué

22 avril 2013

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