Communiqué de Presse de Steeve Briois, Député francais au Parlement européen
La Cour des comptes de l’Union européenne vient de publier un audit dans lequel elle pointe de très graves gaspillages d’argent public destinés au financement d’aéroports dans cinq Etats membres. La Cour estime que près de 225 millions d’euros ont été destinés à des installations « surdimensionnées », et que 38 millions d’euros ont été affectés à des infrastructures non utilisées. A titre d’exemple, l’aéroport de Cordoue n’a accueilli en 2013 que 7000 passagers pour une prévision initiale de 179 000. Enfin s’agissant de la plupart des aéroports audités, la Cour a constaté des retards de près deux ans dans les délais de livraison finale.
Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, c’est l’absence de planification et de prévision adéquates, l’architecture technocratique de l’Union et la faible capacité d’absorption de certains Etats membres, qui ont été responsables de ce gâchis d’argent public. Dans cette affaire, La responsabilité de la Commission européenne résulte de sa propension à débloquer sans contrôle efficient, des enveloppes financières à des Etats membres incapables de les dépenser correctement.
Proclamer de manière péremptoire que les fonds européens doivent être affectés à des projets innovants à forte valeur ajoutée, ne suffit pas lorsque les Etats membres ne disposent pas d’une capacité administrative suffisante. Surtout, la tentation de dépenser l’argent alloué est grande en période de crise, même pour des projets inutiles et coûteux. Pour autant, ce sont les deniers publics des pays contributeurs et notamment de la France qui sont en jeu et il serait temps que l’Union européenne en prenne conscience. En effet, en période de crise économique et sociale, un tel gaspillage constitue un véritable affront pour nos concitoyens les plus modestes.
C’est pourquoi le Front National demande à ce que la Commission européenne revoit immédiatement à la baisse les montants des fonds européens alloués aux Etats membres, au prorata du montant des investissements signalés comme défaillants ou frauduleux par l’OLAF ou la Cour des comptes de l’Union.