Communiqué de Presse de Louis Aliot, Vice-président du Front National
Louis ALIOT soutient le mouvement de protestation des surveillants pénitentiaires (qui n’ont pas le droit de grève et qui se mobilisent sur leur temps de repos).
Colère légitime liée à :
- la non réaction de la ministre de la Justice face aux violences que les personnels subissent dans les établissements pénitentiaires (insultes, agressions, prises d’otages),
- la non création de nouvelles places de prison alors que la surpopulation carcérale atteint un nouveau record (68 859 détenus au 1er avril 2014) avec des taux de surpopulation énorme (Nimes 230 %, 175 % à Bordeaux Gradignan, 174% à Perpignan).
- au manque chronique de personnels de surveillance et de conseillers d’insertions et de probation dans les établissements.
- aux dizaines de miradors désarmés et fermés, mettant la sécurité périmétrique à la merci d'attaques extérieures.
- au refus de la loi Pénitentiaire Dati / Sarkozy du 24 novembre 2009, et des Règles Pénitentiaires Européennes qui ont baissé le quantum des jours de punitions au quartier disciplinaire pour les détenus, qui ont obligé l’arrêt des fouilles à corps des détenus à l’issu des parloirs famille, et qui vont imposer le caidat dans les prisons par la désignation de représentants des détenus pour discuter et négocier d’égal à égal avec la direction des établissements.
Il faudra comme dans beaucoup d'autres domaines attendre l'élection de Marine Le Pen pour abroger les contraintes imposées par les Règles Pénitentiaires Européennes, et voter une vraie loi pénitentiaire qui prendra en compte tous les composants et les intervenants du monde pénitentiaire.