Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Depuis hier la loi Macron, massivement votée par le Sénat à majorité ex-UMP, est de retour en commission à l’Assemblée nationale, avant l'ouverture des débats en séance prévue le 16 juin.
Cette loi fourre-tout exigée par Bruxelles, que le gouvernement avait fait adopter de force une première fois en utilisant le 49-3, revient donc devant les députés pour un nouveau numéro de théâtre entre « frondeurs » rentrés dans le rang, et députés centristes et ex-UMP prêts à venir au secours de Manuel Valls si besoin.
Ce texte d’adaptation à la précarisation de la France, conséquence directe des politiques économiques de l'RPS, accélère le démantèlement des services publics, fragilise des professions réglementées essentielles aux besoins de proximité des citoyens (services, professions juridiques, etc.), ouvre la voie au renchérissement du train et à la relégation des classes moyennes et populaires dans les cars, installe le travail du dimanche comme future norme sociétale et affaiblit considérablement les droits des salariés.
Le Front National rappelle son opposition totale à cette loi bruxelloise de libéralisation soutenue par les seules multinationales et la Commission européenne. Il ne faut pas oublier qu’elle est la contrepartie exigée à l’acceptation du budget de la France par l’Union européenne, et démontre par là que le peuple n’est absolument plus maître de son destin. Un problème démocratique majeur, pas si éloigné dans ses fondements de ce que connaît la Grèce aujourd’hui.
Le redressement de la France ne passera certainement par ces lois qui bouleversent l'équilibre du modèle français dans ce qu'il a de plus sain et de plus protecteur. Seule une politique de restauration de notre souveraineté économique (monnaie, protectionnisme intelligent, patriotisme économique) et de soutien aux TPE/PME, permettra de retrouver les conditions d'une reprise durable, tout en résistant aux pressions de l'oligarchie financière.