Communiqué du Front National
Les lanceurs d’alerte sont des personnes courageuses qui révèlent des agissements illégaux ou contraires à l’intérêt général. En s’en prenant à des personnalités influentes ou aux puissances de l’argent, ils s’exposent à des représailles qui mettent en danger leur situation sociale, leur travail, leur liberté et parfois même leur vie.
C’est pourquoi le Front national juge nécessaire de persuader l’ensemble des États membres de l’Union européenne d’accorder une protection efficace aux lanceurs d’alerte, à l’image de ce que la France a fait avec la loi du 9 décembre 2016.
Le rapport Rozière, que le Parlement européen a voté le 24 octobre 2017, prétend s’atteler à cette tâche en demandant à la Commission de Bruxelles de présenter une « proposition législative horizontale établissant un cadre réglementaire commun » pour la protection des lanceurs d’alerte.
Mais au nom de cet objectif, il viole les traités européens en tentant de contourner la règle de l’unanimité qui devrait s’imposer dans un tel domaine, en vertu de l’article 352 du Traité sur le fonctionnement de l’Union. Il porte ainsi atteinte à la souveraineté des États européens.
Conformément à ses convictions souverainistes, le Front national a donc voté contre le rapport Rozière.
Mais soucieux d’assurer la protection des lanceurs d’alerte dans l’Union, il a voté pour la résolution alternative, déposée par Gilles Lebreton au nom du groupe Europe des Nations et des Libertés, qui respecte la règle de l’unanimité et la souveraineté des États européens.