En janvier 2011, Jérôme Bourbon, dans Rivarol, avait diffamé et injurié Marine Le Pen. Après la cassation de l'arrêt de relaxe de la cour de Paris, la cour d'appel de Versailles vient de rendre une décision le 25/11/2014. Elle est sévère pour M. Bourbon…
La cour juge que l'outrance et la répétition des propos et des diffamations vont bien au-delà de la polémique électorale. Il s'agit d'attaques personnelles qui relèvent du niveau de la vie privée et non plus du débat politique.
Bourbon est aussi condamné pour injures. La cour décide que les termes employés revêtent une connotation graveleuse et péjorative : « S'agissant d'une femme, et notamment d'une responsable politique, nul ne peut prétendre qu'il s'agirait simplement de louer son goût pour les plaisirs de la vie. Le [procédé utilisé] accentue au contraire la trivialité du mot qui signifie qu'il est volontairement ici employé dans sa connotation vulgaire, synonyme d'un comportement dissolu. Il s'agit là de propos volontairement méprisants et outrageants constitutifs d'une injure ».
Les magistrats jugent aussi que l'outrance des écrits reflète une animosité personnelle de la part du rédacteur : « l'ensemble de l'article constitue des attaques ad hominem qui relèvent de l'animosité… ».