Communiqué de presse de Front National
Alors que François Hollande et Manuel Valls préparent une purge budgétaire sans précédent, le Gouvernement a reconnu le 13 mai à l’Assemblée nationale que les Armées seront frappées dès la loi de finance rectificative de l’été 2014 par de nouvelles coupes budgétaires, sans en indiquer le montant. Cette incertitude est très grave puisque nos Armées ont déjà été victimes d’une réduction majeure de leur budget et de leurs moyens depuis l’année dernière, et avant ça déjà sous Nicolas Sarkozy.
En tant que chef des armées, le Président de la République est en directement comptable aux yeux des Français.
Sur les théâtres d’opération extérieurs où ils sont engagés, comme au Mali ou en Centrafrique, les militaires français travaillent dans des conditions particulièrement précaires, à la limite de la rupture, et la France, qui a vocation à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale serait malheureusement dans l’incapacité de faire face à une menace plus importante.
Sur notre propre sol, la pénurie de moyens touche aussi bien l’Armée de Terre que l’Armée de l’Air, la Marine et la Gendarmerie nationale. Pour cette dernière, l’on se souvient de l’audition alarmante du général Bertrand Soubelet, responsable national des opérations à la Direction générale de la Gendarmerie nationale, le 18 décembre dernier à l’Assemblée nationale.
L’amputation des budgets consacrés à la Défense depuis une dizaine d’années s’accompagne de restructurations et de fermetures massives de casernes et de bases, souvent dans des territoires déjà frappés par la désindustrialisation, comme dans l’Est et le Centre de la France. Elle touche aussi évidemment l’équipement militaire, indispensable aux missions opérationnelles de nos armées, devenu vétuste et obsolescent. Enfin, les industries de défense et l’ensemble des entreprises qui dépendent des commandes des armées et des revenus des militaires en subissent le contrecoup direct.
L’UMP, qui aujourd'hui feint de s'agiter, est très mal placée pour critiquer les socialistes puisque l’affaiblissement de nos armées est une politique constante, de Nicolas Sarkozy à François Hollande. Après les 54 000 emplois militaires supprimés par Nicolas Sarkozy, ce sont 34 000 autres emplois que la loi de programmation militaire 2014-2019 va détruire, accélérant le déclassement des armées françaises et mettant en péril la sécurité des Français en France comme à l'étranger.
Notre appareil de défense ne doit pas être la variable d’ajustement budgétaire d’un plan d’austérité aveugle dicté par des technocrates bruxellois.
Marine Le Pen avait proposé en 2012 de sanctuariser dans notre Constitution l’effort de défense à hauteur de 2% de la richesse nationale (niveau moyen constaté jusqu’en 1997). Cette exigence portée par le Front national est plus que jamais d’actualité, et doit s’accompagner d’un contrôle du Parlement sur le Gouvernement pour que les crédits votés soient employés. Le relèvement des budgets militaires sera organisé dès que le Front national arrivera aux responsabilités nationales.
D’ici là, la loi de programmation militaire qui a déjà ramené les budgets militaires à 1,5% du PIB et les coupes budgétaires supplémentaires qui s’annoncent, en violation de cette loi récente, vont aggraver le désarmement unilatéral de la France, dans un monde pourtant de plus en plus dangereux.
Le Front national réitère son opposition la plus farouche au sacrifice de l’appareil de défense et appelle la représentation nationale à respecter la loi de programmation militaire, pourtant bien insuffisante, qu’elle vient d’adopter (loi du 18 décembre 2013) et à faire échouer le raid budgétaire que prépare le gouvernement de Monsieur Valls.